Safer Occitanie : Une activité dynamique en 2018

Publié le 02 juillet 2019

Le président de la Safer Occitanie, Dominique Granier, le propriétaire du château de Pondres, Eric Mauz, Damien Alary, vice-président de la région Occitanie, et Christian Brun, directeur départemental.

Pour cette première assemblée générale sur un exercice complet depuis la fusion, le président de la Safer Occitanie, a pu présenter des résultats satisfaisants, portés par un marché foncier dynamique.

Mardi 18 juin, la Safer Occitanie organisait sa deuxième assemblée générale depuis la fusion. Après Montauban en 2018, elle avait choisi Villevieille dans le Gard. Chaque année, l’assemblée générale est organisée dans un département différent, de façon itinérante. 2018 a été le premier exercice complet de la nouvelle entreprise, suite à la fusion en mai 2017. Aujourd’hui, la Safer Occitanie compte 158 collaborateurs répartis sur les 13 départements, et près de 4 000 correspondants locaux. “Cette année, les présidents de comités techniques ont été particulièrement sollicités, en raison d’une forte activité. Cela a nécessité encore plus d’implication dans les préparations de terrain, et encore plus d’arbitrage dans les près de 100 séances de ce ‘parlement du foncier’, tenues dans tous les départements au cours de l’exercice ; encore et toujours plus de pédagogie et de lien avec les acteurs des territoire”, a indiqué le président, Dominique Granier, dans son rapport moral.

En 2018, la Safer Occitanie est intervenue sur 48 % des surfaces du marché agricole accessible, c’est-à-dire les transactions de l’espace rural, ayant une perspective d’utilisation agricole et soumises au droit de préemption. Le marché foncier de l’espace rural a été dynamique, “porté par une vaste région et des territoires attractifs, métropoles montpelliéraine et toulousaine en tête” comme le souligne le directeur opérationnel, Christian Roussel. Ainsi, ne serait-ce qu’en valeur, le marché global rural a progressé de 11 %. On peut imputer ce contexte favorable notamment aux “taux d’intérêt historiquement bas, qui ont forcément un effet sur l’ensemble du marché, et particulièrement les biens bâtis”.

La Safer Occitanie a également relevé une augmentation de l’offre, liée à des mises en vente, suite à une baisse de rentabilité de certaines exploitations, notamment céréalières. L’exercice a en effet été marqué par la crise dans les filières grandes cultures : baisse des cours, du rendement, baisse des aides avec la nouvelle carte des zones défavorisées, qui font peser des inquiétudes sur l’avenir de ces exploitations. “Cette situation ne peut manquer d’avoir des conséquences à court et moyen termes sur le foncier, pour lesquelles il nous faut être vigilants, alors que les prix restent encore trop élevés dans ces secteurs pour l’accès au foncier libéré”, analyse Dominique Granier.

La vigilance reste de mise

Globalement, “malgré un contexte agricole difficile, le marché foncier reste dynamique”. 2 355 rétrocessions ont été opérées sur l’ensemble de la région, en progression de 11,25 % en valeur, et de 15,97 % en surface par rapport à 2017. “Avec le tiers des surfaces attribuées en 2018 dédiées à l’installation, la Safer Occitanie démontre que l’installation est sa priorité”, précise le président. Cela étant, favoriser l’accès au foncier reste une priorité. Des travaux sur le portage sont menés dans la région et au niveau national. Un projet pilote de création d’une société foncière pourrait voir le jour dans le Gard.

Si le président Dominique Granier a pu présenter un bilan satisfaisant en de nombreux points, il reste vigilant, notamment sur l’équilibre économique de la structure : “Rappelons que la Safer est désormais privée du financement public de ses missions avec l’arrêt, en 2017, de la subvention du ministère, rendant notre gestion plus difficile. Cela nous contraint à accroître notre performance économique pour trouver sur nos marchés les produits nécessaires à cet équilibre.” Le directeur général, Frédéric André, souligne avec satisfaction “que grâce à l’engagement collectif des salariés, nous avons pu reconstituer rapidement nos fonds propres et dégager de nouvelles ressources suite à un résultat très satisfaisant”.

Magali Sagnes


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