Rémi Dumas rejoint les JA au national

Publié le 17 novembre 2020

Rémi Dumas a intégré le bureau national JA en tant que secrétaire adjoint. © F. Guilhem

Au cours du congrès national des JA à La Baule, du 27 au 29 octobre derniers, l’ex-secrétaire général des JA de l’Hérault a pris du galon.

Aller plus loin, essayer de faire bouger les lignes à un autre niveau. C’est la proposition qui a été faite à l’ex-secrétaire général des JA de l’Hérault, Rémi Dumas. Engagé, le viticulteur de Saint-Géniès-des-Mourgues, l’est depuis déjà sept ans. Installé sur l’exploitation familiale en 2014, il cultive, avec l’aide de son père et d’un salarié, une quarantaine d’hectares, dont la production est livrée à la cave coopérative de sa commune. C’est donc un an avant son installation que Rémi Dumas adhère au JA. Très vite, il devient président de son canton, puis secrétaire général de son département, puis membre du bureau JA Occitanie.  Investi particulièrement sur les questions du foncier, il s’engage aussi beaucoup pour la filière viticole.

De la région au national, c’est le nouveau pas qu’il vient de franchir. Si 2020 sera une année qu’aucun viticulteur n’oubliera en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, cette année sera marquante pour lui, pour deux autres raisons. La première ? Avoir réussi à passer toute son exploitation en HVE. La seconde ? Le réseau national JA est venu le chercher pour intégrer le bureau et devenir l’un des quatre secrétaires adjoints. "C’est vraiment valorisant que l’on vienne te chercher. Cela donne encore plus envie de s’engager et d’aller plus loin", se réjouit-il.

Fédérer les régions

Pour qu’ils ne soient pas juges et parties, le bureau a décidé de confier à chacun des secrétaires généraux adjoints trois régions, sans inclure leur région d’origine. Rémi, lui, aura la charge des régions Paca, Grand Est et Île-de-France.  "On a préféré ne pas avoir en charge de dossier spécifique pour se concentrer sur le réseau, la cohésion du groupe et tisser des liens entre tous, car l’important, chez les JA, c’est la base, autrement dit, l’adhérent. On doit avoir des JA sur tout le territoire métropolitain et en outre-Mer", explique Rémi.

Reste que si aucun n’a de dossier spécifique sur lequel il doit plancher, Rémi assurera toutefois un suivi sur la question foncière, la viticulture et la communication positive des agriculteurs. Sur le foncier, le gros enjeu sera la loi foncière, enterrée par le gouvernement, même si ce dernier a déclaré, par la voix de son ministre de l’Agriculture, que "tout ce qui pourra être fait par voie réglementaire sera fait".  "On va tout essayer pour faire passer une proposition de loi à l’Assemblée nationale afin que le sujet soit inscrit à son agenda", indique Rémi. Attentif, le JA le sera aussi sur les questions viticoles, particulièrement sur les enjeux de demain, encore plus cruciaux avec la crise sanitaire, empêchant toute visibilité économique, même à long terme. 

Si ses nouvelles fonctions le conduiront à Paris deux fois par semaine, quand sera mis fin au reconfinement, "je n’oublierai pas pour autant d’où je viens", assure-t-il.

Florence Guilhem


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