Pyrénées-Orientales : Des dommages sur vignes, arbres fruitiers, élevage

Publié le 09 juillet 2019

Sur la commune de Tresserre, la syrah a été durement touchée par le coup de chaleur.

Dans les Pyrénées-Orientales, les dégâts liés aux fortes températures ont été enregistrés dans une grande partie du département, à des degrés divers.

“Sur vignes, les dégâts sont significatifs dans la vallée de l’Agly, on peut définir une zone Estagel-Espira de l’Agly-Tautavel particulièrement concernée. Certains producteurs ont tout perdu, c’est très grave”, souffle Julien Thiery, chef de service viticulture à la Chambre d’agriculture des PO. D’après les premières estimations, le chiffre de 10 % de surfaces de vignes touchées dans le département semble se dessiner. “De l’échaudage est observé un peu partout, mais il y a des situations extrêmes sur des plantiers complètement morts. Il semblerait que les raisins aient été marqués en premier. Je pense que les vignes adultes pourront repartir grâce aux bourgeons secondaires, mais j’ai peu d’espoir sur les plantiers”, poursuit Julien Thiery. Il précise également que ces dégâts sont couverts par l’assurance multi-risques climatique pour ceux qui l’ont souscrite, et “la déclaration de calamité agricole est en jeu pour la partie ‘perte de fond’”, précise encore Julien Thiery. Beaucoup de vignes de muscats, mais aussi des carignans et quelques grenaches ont été touchés “avec un effet de réverbération accentué sur les sols de schistes ou sur les terres noires d’Espira. Le feuillage n’a pas pu jouer de rôle d’ombrage dans la mesure où c’est un phénomène de cuisson qui semble avoir opéré. Il n’y a pas eu de vent ce jour-là et la précocité de cet épisode dans la physiologie de la plante n’a pas dû aider”, analyse Julien Thiery.

Des marquages sur fruits ont été observés par les arboriculteurs en pêches, pommes et prunes, alors que le secteur maraîcher catalan n’a vraisemblablement pas eu à déplorer de pertes liées à la vague de chaleur. Du côté des éleveurs, “des porcelets ont succombé et 2 000 poulets sont morts chez un autre éleveur”, indique Julien Thiery.

Olivier Bazalge

 


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