Millésime Bio : la 5e vague du Covid décale la tenue du salon

Publié le 18 janvier 2022

Le salon Millésime Bio 2022 accueillera cette année 1 450 exposants contre 1 300 en 2020. Un peu plus d’exposants, mais toujours la même configuration. © F. Guilhem

Devant le nouveau pic de la pandémie, la commission Millésime Bio, réunie en conseil d’administration le 6 janvier, a décidé de reporter l’organisation de son salon. La session digitale aura donc lieu désormais les 24 et 25 janvier, et la session physique du 28 février au 2 mars, toujours au Parc des expositions de Montpellier. Seul le concours Challenge Millésime Bio s’est tenu, comme prévu, les 11 et 12 janvier.

Belote et rebelote. Comme l’an dernier, le petit virus, qui fiche une sacrée pagaille dans le monde entier, vient de perturber de nouveau l’organisation du salon Millésime Bio, déjà contraint en 2021 de décliner son rendez-vous de manière virtuelle. Cette fois-ci, c’est le variant Omicron qui joue les trublions et a incité les organisateurs à reporter le salon, tant dans sa version digitale que physique. Une décision lourde de conséquences en termes d’organisation, mais que l’association SudVinBio a d’autant moins hésité à prendre qu’elle a fait consensus auprès des visiteurs et des exposants inscrits.

En effet, sur les 5 000 visiteurs et les 1 450 exposants déjà inscrits, interrogés au travers d’une enquête lancée par l’association, le 4 janvier, "la grande majorité d’entre eux nous ont confirmé qu’ils n’étaient pas en mesure de garantir leur venue. Aussi ont-ils demandé, pour la plupart, un report du salon. Par ailleurs, exposants comme visiteurs ont exprimé leur accord sur le choix des nouvelles dates. Ils nous soutiennent", rapporte Jeanne Fabre, la présidente de la commission Millésime Bio, en charge de l’organisation du salon.

Deux autres facteurs ont fini de faire pencher la balance du côté du report de la manifestation. Le premier concerne les inscriptions des visiteurs. D’ordinaire, à l’approche du salon, celles-ci enregistrent une courbe exponentielle. Tel n’a pas été le cas cette fois-ci. Le second élément porte, quant à lui, sur le fait, "qu’à ce jour, la préfecture est incapable de nous confirmer, dans le cadre du salon physique, la possibilité de déguster debout d’ici au 24 janvier. Or, s’il semble possible de tenir un salon professionnel d’ici fin janvier, puisqu’il n’y a plus de jauge en matière de fréquentation pour ce type d’événement, cela présente toutefois un intérêt limité sans possibilité de faire des dégustations de vins. Il valait donc mieux reporter", explique la présidente.

Report de cinq semaines pour le salon physique

Espérant que, dans un mois, le pic épidémique connaîtra une décrue, les organisateurs ont opté pour le report du salon physique. Initialement prévu du 24 au 26 janvier, celui-ci se déroulera désormais du 28 février au 2 mars, soit deux semaines après le Wine Paris (du 14 au 16 février) mais, en revanche, au beau milieu du Salon international de l’agriculture (du 26 février au 6 mars), et surtout, lors des vacances scolaires de la zone C. Il fallait bien choisir. Quoi qu’il en soit, 1 450 exposants et 5 000 visiteurs seraient inscrits pour le moment. Le cap des 7 000 visiteurs atteint l’an dernier sera-t-il de nouveau franchi fin février, avec un mois de plus pour s’inscrire ? Tout dépendra du contexte sanitaire, savent bien les organisateurs.

Mais, surtout, ce nouveau délai sera-t-il suffisant pour échapper à la vague épidémique ? "C’est une vraie prise de risque de se projeter en février. On navigue actuellement tous à vue, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous allons proposer de vraies rencontres entre exposants et visiteurs. D’autant qu’à ces dates, cela a encore du sens pour le business du vin. Il faut que les opérations d’achat de vins puissent se faire à la période habituelle. Si on le reportait en été, les affaires seraient déjà faites. Conséquence :  cela ne répondrait qu’au besoin de rencontres. Or, la priorité des priorités, c’est bel et bien de maintenir une place de marché pour les vins bio à l’international. L’avenir nous dira si on a pris la bonne décision", rappelle Jeanne Fabre.

Report d’une semaine pour le salon digital

C’est pour cette priorité des priorités que le salon digital, lui, n’a été décalé que d’une semaine, passant des 17 et 18 janvier aux 24 et 25 janvier (dates initiales du salon physique). Comme l’an dernier, la session digitale permettra de nouer des premiers contacts avec les exposants, via un système de LiveChat et de visioconférence ; de prendre des rendez-vous et de gagner du temps lors du salon physique ; et de découvrir en avant-première les vins et bières médaillés lors du Challenge Millésime Bio, dans le hall virtuel des médaillés. "Si l’interface du salon digital sera la même, les exposants, ayant plus de temps pour se préparer, offriront des contenus plus riches en termes de textes, photos et vidéos. De plus, le système de rendez-vous a été amélioré pour éviter les loupés de l’an dernier. Enfin, l’application a été développée avec un moteur de recherche et des filtres afin que les visiteurs trouvent plus rapidement ce qu’ils recherchent comme types de vins, par région...", détaille la présidente de l’association.

Des nouveautés, il y en aura aussi lors du salon physique, qui, cette année, met un focus sur les autres boissons alcoolisées bio. "Pour la première fois, tout un espace sera réservé aux bières, cidres et spiritueux", dit-elle. Et pour boucler la boucle, la présidence du Challenge Millésime Bio sera confiée à Élisabeth Pierre, zythologue et éditrice de la revue Bières et mets

Florence Guilhem

 


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