Marie-Françoise Lecaillon, première préfète du Gard

Publié le 16 mars 2021

Lundi 8 mars, la nouvelle préfète fraîchement débarquée de l’Allier, Marie-Françoise Lecaillon, se présentait à la presse, à la préfecture de Nîmes. © Ph. Douteau

Hasard du calendrier, après sa nomination par le président de la République en Conseil des ministres le 17 février, la nouvelle préfète du Gard a pris ses fonctions un 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

En ce jour de sensibilisation pour la visibilité et l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, la nouvelle préfète y voit là “un beau symbole pour les jeunes filles” qu’elle encourage à ne pas “brider leurs [vos] rêves”. Précédemment préfète de l’Allier, Marie-Françoise Lecaillon accepte sa nomination comme “une nouvelle promotion”. La représentante du Premier ministre et de l’ensemble des ministres dans le département a gravi les échelons de l’administration préfectorale depuis 1983. Attachée de préfecture, directrice de cabinet du préfet de Savoie, sous-préfète de Montreuil-sur-Mer et de Cambrai, directrice départementale de la cohésion sociale des Bouches-du-Rhône, la première femme préfète du Gard succède donc à Didier Lauga. 

Dialoguer pour appréhender les sujets agricoles

“J’arrive avec l’humilité des derniers arrivés”. Nouvelle venue sur le territoire, mais pas novice, elle a eu vent des “particularités gardoises”, après passation de pouvoir avec son prédécesseur. “Les Gardois ne sont pas provençaux, ni des Héraultais, mais c’est comme partout, il y a des particularités”, balaie-t-elle. 

Parmi les dossiers prioritaires qui l’attendent sur son bureau et sur le terrain : la gestion de la crise sanitaire et de la campagne de vaccination, l’application du Plan de relance, mais aussi la sécurité publique. La préfète ne va pas chômer. Sa mission, elle compte l’accomplir en accompagnant les collectivités locales, tout en portant son attention “aux plus petites communes”. Si elle change quelque peu d’échelle, après l’Allier, elle entend faire valoir le “rôle de facilitateur de l’État” plutôt que de “censeur”.  

Si les prises de contact avec les représentants agricoles ne sont pas encore inscrites à l’agenda, elles ne devraient pas tarder. Le temps de trouver ses marques avant de rencontrer les agriculteurs gardois. Mais la préfète assure qu’elle privilégiera le “dialogue en amont, ce qui permet d’appréhender les choses”. Et d’admettre que les sujets viticoles ne sont certes pas (encore) sa spécialité, en dépit de quelques expériences de secrétaire générale à la préfecture de Saône-et-Loire. Les échanges à venir avec ses interlocuteurs sont, forcément, attendus. 

Philippe Douteau


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