Les enjeux d'un territoire

Publié le 14 janvier 2020

Une partie de l'équipe de la Chambre d'agriculture, dont sa présidente Magali Saumade, et sa directrice Lydia Vautier, ont présenté les projets et agendas des pôles élevage, grandes cultures, eau, face aux agriculteurs gardois, le 16 décembre.

Avant les fêtes, Magali Saumade a inauguré sa première salve de réunions de secteurs en tant que présidente de la Chambre d'agriculture. Le 16 décembre, à Vauvert, les équipes d'élus ont présenté leurs actions en cours aux agriculteurs gardois venus en nombre. Des bilans peu engageants en grandes cultures, au Plan Camargue en soutien aux éleveurs, le programme était chargé.

La présidente de la Chambre, dont la première année de mandat touche à sa fin, a profité des premières soirées débat pour présenter son équipe, et dresser un bilan des actions menées, et en cours, sur le territoire. Si "le temps des élections est révolu", et malgré le contexte difficile pour les agriculteurs, Magali Saumade veut rester "optimiste" en s'engageant à travailler "pour tous les agriculteurs".

Accompagnements sur tous les fronts

Présente à leurs côtés suite aux sinistres causés par la canicule et les incendies qui ont traversé 1 300 ha de surfaces, et dont les traces sont encore vives, soutenue par les élus locaux lors du bras de fer avec le gouvernement sur les baisses de budget des Chambres d'agriculture, qui est finalement revenu sur sa position, la Chambre du Gard assure aussi son rôle de conseil et d'accompagnement auprès des agriculteurs.

Dans son programme fixé jusqu'en 2025, la structure mise d'abord sur le soutien auprès des agriculteurs engagés dans la certification HVE 3 (Haute valeur environnementale) qui "va monter en puissance", ainsi qu'en Terra Vitis, annonce la directrice Lydia Vautier. Plus de 100 sessions de formation sont assurées chaque année, y compris les nouvelles, consacrées à l'assurance climatique. Pour monter leurs dossiers Pac, la Chambre accompagne 1 800 agriculteurs, et leur conseille de renouveler dans les temps le Certiphyto, "avant septembre" recommande Lydia Vautier. Une session est prévue en ce sens au mois de janvier. 

C'est dur pour les grandes cultures

En grandes cultures, les temps sont durs. L'élu au pôle productions végétales, Cédric Santucci, n'est pas à la fête. "En blé dur, les surfaces sont en chute libre, en raison des prix relativement bas et de la Pac qui ne joue pas son rôle sur l'accompagnement du marché", regrette le riziculteur. Une réflexion sur des potentielles cultures de remplacement et d'assolements diversifiés se pose, et s'impose, d'autant "qu'ici, le blé dur et le riz rencontrent les mêmes problématiques". La filière blé dur risque de disparaître, craint l'élu.

En charge du pôle eau, Philippe Cavalier soulève les problèmes liés aux variabilités croissantes de précipitations et de la ressource elle-même. "En 2019, on enregistre une perte moyenne de 20 % sur les rendements", aussi, des demandes de dossiers de calamités agricoles pour pertes de fourrage sont en cours.

Maec : reprise en main de l'État

Concernant les aides Maec (Mesures agroenvironnementales et climatiques), elles sont "toutes reconduites à l'identique pour 2020, sans cahier des charges ni diagnostic à refaire", annonce Fanny Tamisier, sauf trois d'entre elles : pour le riz, les aides "races menacées" et les aides apicoles. "On va demander une année supplémentaire", a annoncé l'élue en charge de l'élevage, avant d'évoquer une probable reprise de la gestion des aides Maec par l'État. "Un diagnostic doit avoir lieu. Les négociations ont lieu entre l'État et les Régions."

Philippe Douteau


Si le loup des Costières a été abattu le 26 mai 2019, des attaques de brebis ont encore été constatées ces derniers temps.

GardRéunions de secteur Chambre d'agriculture élevage Plan Camargue