Le Gard dans les assiettes scolaires 

Publié le 11 octobre 2022

Frédéric Loiseau (préfecture du Gard), André Brundu (Communauté de communes de Petite Camargue) et Christiane Espuche (déléguée à la restauration scolaire), lors du lancement du PAT Petite Camargue, le 29 septembre. © Ph. Douteau

Pour clore la semaine du goût à l’objectif ‘bas carbone’, la Communauté de communes de Petite Camargue a présenté le PAT (Projet alimentaire territorial) appuyant l’approvisionnement local et qualitatif des cantines. 

Dans la suite logique de la création d’une cuisine centrale “à haute valeur énergétique”, le projet de ce PAT en Petite Camargue, inscrit dans le cadre du PCAET (Plan climat-air-énergie territorial), a bénéficié d’une dotation de 100 000 €, via le plan France Relance. “Les cinq communes sont très fières de ce projet”, a déclaré André Brundu, président de la collectivité et maire d’Aubord, le 29 septembre, lors de la présentation du PAT, à Vauvert. 

Destiné à asseoir une alimentation saine et issue des exploitations locales dans la confection des menus de la restauration scolaire, ce projet devrait permettre de fournir 2 000 repas par jour, à terme, au-delà des écoles. 

Egalim transcrite aux cantines 

Présent pour appuyer le soutien de France Relance, le secrétaire général de la préfecture du Gard, Frédéric Loiseau, a salué le “message vertueux à plusieurs titres” de l’initiative, découlant des politiques publiques prévues dans les lois Egalim et Climat et Résilience, la première prévoyant 50 % de produits durables de qualité, dont 20 % en AB, dans la restauration collective. D’ici 2024, “60 % de ces produits concerneront la viande et le poisson, avec un taux porté à 100 % dans la restauration collective”, selon le second texte législatif. Le secrétaire général en a profité pour rappeler que la plateforme gouvernementale, ‘Ma cantine’, prolongement de la loi Egalim, compte “déjà 57 cantines du Gard dans son dispositif, dont 32 % qui publient leurs statistiques”. 

Vingt producteurs mobilisés

“Nourrir les enfants, c’est nourrir un territoire.” Convaincue de la portée pédagogique de l’alimentation durable et de qualité dans l’éveil culinaire et citoyen, la vice-présidente déléguée à la restauration scolaire et aux circuits de proximité, Christiane Espuche, a souligné la part environnementale du projet, impliquant “moins de déchets possibles” et une recherche de produits gardois entre “50 et 100 km à la ronde”, des fruits et légumes au poisson du Grau-du-Roi. 

Avec l’aide d’une ingénieure agronome, Alizée Thoueille, chargée de mission, un comité technique a recensé les données agricoles et alimentaires disponibles, pour subvenir aux besoins des scolaires, soit 1 350 à 1 500 repas par jour. Une diététicienne a également été intégrée au lancement du projet, pour s’assurer de la qualité des menus et de la coordination des aliments. Une vingtaine de producteurs ont ainsi rejoint le projet, à hauteur de 180 kg de viande et 200 kg de légumes par repas, volontaires ou conseillés par la Chambre d’agriculture. 

Pour conjuguer la qualité au local, en bio et en circuits courts, la Communauté de communes a pris soin de maintenir le prix d’un repas à des niveaux contenus, “en anticipant les commandes”, signale Christiane Espuche. À 11 € le prix de revient (produit et animation incluse), le menu oscille entre 4,10 et 4,80 €, et coûte 2,90 € pour le troisième enfant.

Philippe Douteau


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