La Safer Occitanie encourage Terra Hominis

Publié le 14 mai 2019

Terra Hominis a profité de cette occasion pour tenir son 1er salon, qui présentait les vignerons locaux ayant bénéficié du système de financement participatif du foncier.

Créé en 2011, Terra Hominis met le financement participatif au service de vignerons qui souhaitent s’installer, se développer ou reprendre une exploitation. Le 25 avril, c’est main dans la main que la Safer Occitanie et Terra Hominis ont présenté leurs réalisations communes.

Dans les salons de la brasserie du stade de rugby de Montpellier, la Safer Occitanie et Terra Hominis avaient convié la presse, le 25 avril, pour présenter les vignobles réalisés en commun, grâce à la création de vignobles en copropriété via un financement participatif. Depuis huit ans, Terra Hominis a accompagné à leur terme 18 projets en Occitanie et dans le Bordelais. Cette initiative intéresse la Safer depuis le début, car elle constitue “une solution originale et plutôt performante pour permettre de transmettre des propriétés”, indique Frédéric André, directeur général de la Safer Occitanie, qui poursuit : “Nous nous positionnons comme intermédiaires, et cela permet à Terra Hominis d’acquérir des domaines viticoles et d’y installer des vignerons avec un groupement foncier viticole. C’est une des solutions que nous épaulons, car nous avons effectivement une problématique de renouvellement des générations.”

Un tiers des agriculteurs a plus de 55 ans

Le contexte actuel est en effet loin d’être favorable avec des banques qui rechignent à soutenir les jeunes en démarche d’installation. Pourtant, un tiers des vignerons et agriculteurs ont plus de 55 ans au niveau national. Ce qui laisse augurer, dans les années à venir, un grand nombre de propriétés agricoles et viticoles confrontées aux problèmes de transmission et reprise. Terra Hominis regroupe, autour de chaque projet un maximum de 150 actionnaires qui se portent acquéreurs de parts oscillant entre 1 300 et 2 500 €. Le domaine qu’ils possèdent ainsi en copropriété est mis en fermage auprès d’un jeune vigneron qui n’aurait pas eu les moyens d’acheter ses vignes. “Ils sont ensuite rémunérés en bouteilles, avec un rendement de leurs parts à 4,5 %”, détaille Ludovic Aventin, fondateur de Terra Hominis. “Le vigneron a seul la responsabilité financière et juridique de l’exploitation, et assume seul les risques liés aux investissements de l’exploitation. Ce qui en fait un placement sécurisé pour les actionnaires.”

Pour Virgile Joly, vigneron à Saint-Saturnin, le dispositif a permis de racheter, début 2017, quelques hectares de vieux mourvèdres et de blancs. “Cela m’a permis de ne pas immobiliser des capitaux pour conserver de quoi financer le besoin en fonds de roulement. Nous avons ainsi pu mener à bien la construction d’une cave de 700 m² semi-enterrée”, se satisfait le vigneron.

En Pic Saint-Loup, sur la commune de Vacquières, Maxence Panchau s’est associé avec trois jeunes vignerons locaux pour présenter un projet de reprise de 24 hectares de vignes d’un exploitant en départ à la retraite. Face à un projet de reprise par un négociant bien avancé, la Safer a fait jouer son droit de préemption pour permettre aux quatre jeunes de reprendre quasiment 6 hectares chacun. Maxence Panchau a, quant à lui, bénéficié du soutien de 116 associés Terra Hominis pour l’achat du foncier.

Olivier Bazalge


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