La Chambre d'agriculture du Gard au chevet des sinistrés

Publié le 22 octobre 2019

Le 7 octobre, des élus et la présidente de la Chambre d'agriculture du Gard ont fait le déplacement à Générac, commune touchée à plusieurs reprises par les incendies cet été.

A l'occasion d'un bureau délocalisé à Générac, le 7 octobre, Magali Saumade, présidente de la Chambre d'agriculture du Gard, a tenu à rappeler son soutien aux agriculteurs victimes des incendies, tout en suivant le volet assurantiel et le dossier ZNT qui cristallise les inquiétudes.

En se rendant sur les exploitations d'émilien Amphoux, touché par les incendies, et des frères Benoît et Denis Jullien, à la manade des Mollières, des élus de la Chambre d'agriculture ont voulu faire part de la mobilisation de l'organisme, des élus locaux et de l'ensemble du syndicalisme agricole gardois. Entre les cultures endommagées et les clôtures à remettre sur pied, il faudra "que chacun puisse s'y retrouver", espère Magali Saumade, présidente de la Chambre.

Des propositions "simples et applicables"

Aujourd'hui encore "en attente", les agriculteurs doivent prendre leur mal en patience, le temps que les expertises s'achèvent. Concernant les victimes collatérales dues aux dépôts de fumée sur les raisins, pouvant déstabiliser le goût des vins, un "geste commercial" serait prévu par les assureurs.

Après avoir présenté le partenariat entre la Chambre, la commune de Générac et la société de restauration scolaire SHBC, qui approvisionne environ 300 enfants en produits locaux, chaque jour, l'actualité brûlante des distances d'épandage de produits entre habitations et zones agricoles, s'est à nouveau invitée à la table des discussions.

Alors que le texte de la charte de bon voisinage, dit aussi "de bonnes pratiques" (voir l’édition du 4 octobre, p. 4), est en cours de finalisation, les principaux signataires (CA 30, Jeunes agriculteurs, FDSEA, élus, associations), veulent aller au plus "simple", souligne Magali Saumade, sans pour autant "ne pas se laisser imposer tout et n'importe quoi", afin que les distances prévues, ou convenues au cas par cas, puissent être "applicables". La charte devrait être signée avant la fin de l'année, pour ne pas se voir imposer par l'état une réglementation guère satisfaisante pour les agriculteurs, en cas d'absence de consensus et de ratification du texte.

Philippe Douteau


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