Groupama Méditerranée : Une dynamique nouvelle pour 2020

Publié le 19 mars 2020

Guilhem Vigroux a été reconduit à son poste de président de la fédération Groupama de l’Hérault. En arrière-plan : Michel Penet, directeur général de Groupama Méditerranée, et Jean-Pierre Constant, son président.

Les fédérations Groupama du Gard et de l’Hérault ont tenu leur assemblée générale, respectivement les 5 et 6 mars. Retour sur une année 2019, riche et dense, et sur les projets de Groupama Méditerranée pour 2020.

Coronavirus oblige, l’intervention de Jean-Michel Peres, directeur général de Groupama Assurance-Crédit et Caution, a été annulée, dans l’Hérault, pour des mesures de prévention. Et le coronavirus n’a pas fini de s’inviter dans le quotidien de l’assureur, puisque les assemblées générales départementales inscrites au calendrier dans les semaines et mois à venir, devraient être annulées. De même, les présidents sont désormais invités à privilégier les réunions téléphoniques plutôt que les rencontres. “Cela ne nous empêchera pas de travailler”, rassure le président de Groupama Méditerranée, Jean-Pierre Constant. 

Et du travail, il n’en manquera pas en 2020. Mais avant d’aborder le projet de l’entreprise pour 2020, Michel Penet, directeur général de Groupama Méditerranée, est revenu sur l’année 2019, qu’il a qualifiée de “contrastée”. En effet, d’un côté, la caisse régionale enregistre une marge technique inférieure à 25 % du chiffre d’affaires, en raison “du poids des événements climatiques sur l’ensemble de nos territoires, sous des formes variées, avec 140 millions d’euros de charges globales”, précise Michel Penet. Mais, de l’autre, un chiffre d’affaires qui s’inscrit dans un retour à la croissance, avec une hausse de 2,5 %, grâce au travail de réseau, mais aussi à la pratique de courtage sur les risques spécialisés, dans laquelle s’est lancé l’assureur, au plan de fidélisation des clients, avec des actions plus marquées pour éviter que ces derniers n’aillent voir d’autres assureurs. 

Après avoir rappelé que “l’on ne peut maîtriser les aléas climatiques”, Michel Penet a indiqué qu’il “nous faut cependant travailler sur les éléments que l’on peut contrôler dans notre métier”. Des politiques sont à mettre en œuvre, selon lui, sur le fonds de sinistralité de Groupama Méditerranée. Le plan d’actions repose sur la qualité de souscription à consolider en matière de contrats automobile, campings, responsabilité civile personnelle, risques personnels, etc. “Il nous faut réaliser un travail de prévention pour éviter que le risque ne revienne”, insiste le directeur général. Avant de rappeler que tous les travaux engagés sur ces différents sujets sont menés avec les professionnels concernés. Comprenez que l’année 2020 se déclinera par une adaptation permanente tant par rapport aux évolutions sociétales qu’aux aléas climatiques et aux besoins des professionnels.

Nouvelles opportunités

L’évolution de l’industrie, comme l’entrée des nouveaux équipements et technologies dans les exploitations agricoles, impliquent un accompagnement de tous ces mouvements d’innovation auprès des professionnels. “Pour suivre ces évolutions, il nous faut proposer de nouvelles formes d’assurances. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé notre projet d’entreprise, dénommé ‘Pour une dynamique nouvelle’. Ce projet a d’ores et déjà démarré au travers de la tenue d’ateliers”, précise Michel Penet. Pour répondre aux attentes des professionnels, Groupama Méditerranée a également mis en place, au début de cette année, un centre de relations professionnelles pour faciliter le travail de réseau et les accueillir.

Autre challenge à relever pour l’assureur : le défi de la retraite. “Nous savons que les régimes obligatoires, qui sont amenés à évoluer, ne seront pas suffisants pour constituer des retraites décentes. Nous avons donc un rôle à jouer, en investissant le marché de la retraite complémentaire avec de nouveaux contrats et de nouveaux types de comptes d’épargne”, décrit le directeur général. Le deuxième défi à relever concerne le reste à charge zéro dans le cadre des contrats santé. “Les effets financiers et économiques ne tarderont pas à apparaître. Il nous faut donc être attentifs et faire preuve de pédagogie pour que les bons choix soient faits par nos sociétaires”, ajoute-t-il. 

Côté gestion des risques, outre le travail sur le fonds de sinistralité, Groupama travaille main dans la main avec le Crédit agricole sur la question de la réassurance. “Nous devrions avoir un retour sur ce dossier par le ministère de l’Agriculture, d’ici juin”, indique le président de Groupama Méditerranée, Jean-Pierre Constant. Sur l’assurance santé, “il va falloir se différencier des autres assureurs. Nous travaillons sur des pistes qui restent à valider”, précise-t-il. Et parce que le nerf de la guerre est l’argent, l’assureur a changé sa stratégie de capitalisation en raison de taux d’intérêt très bas, privilégiant désormais des investissements dans la pierre. “Une partie de l’argent a été investie dans le projet de Total à la Défense. De même, nous avons décroché une partie du marché pour la construction du village olympique dans le cadre des JO de Paris”, ajoute le président. L’adaptation est bel et bien le maître mot du groupe mutualiste. 

 Florence Guilhem


Sébastien Pons, président de la fédération de Groupama du Gard, présente son rapport d’activité, lors de l’assemblée générale de la fédération départementale, le 5 mars dernier.

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