FDSEA 34 : Sophie Noguès, nouvelle présidente

Publié le 22 mars 2019

Guilhem Vigroux et Sophie Noguès, le 11 mars à Servian. Le président sortant reste membre du bureau, comme 3e vice-président, et la viticultrice, alors trésorière, devient présidente, après élection à l'unanimité du conseil d'administration.

Le 11 mars, l'assemblée générale de la FDSEA s'est conclue par l'élection d'une nouvelle présidente, Sophie Noguès. Succédant à Guilhem Vigroux, elle aura avec son bureau, elle aussi, du pain sur la planche. Les chantiers en cours ou à venir ne manquent pas. Passage en revue des dossiers à traiter.

Suivre le fil conducteur pour les six prochaines années. Telle est la ligne de conduite affichée, et souhaitée, par le président sortant de la FDSEA de l'Hérault, en ce lundi 11mars, jour de sa dernière assemblée générale à cette fonction. Avant de voir le conseil d'administration élire à l'unanimité la nouvelle présidente du syndicat, Sophie Noguès, le président et les membres du bureau ont égrainé les combats menés en 2018, dont une bonne partie seront encore d'actualité cette année.

Des producteurs compétitifs

Filière tributaire du changement climatique, autant que victime de premier plan des récentes campagnes de dénigrement, l'élevage subit, comme les autres secteurs, le manque d'eau. “Pas que dans la plaine”, souligne Brigitte Singla, présidente du syndicat des éleveurs de l'Hérault. Remerciant le Département d'avoir apporté son aide pour une partie du transport du fourrage qui manquait aux pâturages, elle se dit inquiète du nouveau plan loup et réclame la révision “pour que l'éleveur soit considéré”. En ce sens, les premières ordonnances des EGA lui laisse espérer des “applications concrètes sur la GMS”, pour assurer un juste prix.

Pour rester compétitif, l'harmonisation européenne, la prise en compte du coût du travail et “le refus de la transposition des règles de l'UE, concernant le glyphosate”, permettront de garantir les prix, annonce Jean-Pascal Pelagatti.

Le vice-président de la Chambre d'agriculture préconise une meilleure organisation des linéaires en GD, un développement des circuits courts, et une multiplication des certifications (Terra vitis, HVE, RSE) pour mieux valoriser les produits. “163 entreprises sont sous certifications.” Entre les réseaux Dephy, Agrilocal (238 producteurs référencés), et les marchés de producteurs, il y a de quoi rassurer les consommateurs.

Les menaces de distorsions européennes

La filière des fruits et légumes a aussi été marquée par des conditions climatiques qui ont perturbé le maraîchage et les récoltes, de pommes notamment.

Le risque de disparition du TODE a laissé craindre le pire, “60 % de nos coûts étant des coûts de main-d'oeuvre”, fait savoir Robert Ceccheti, pommiculteur. Le maintien du dispositif “va être vital, sinon on va être laminé par l'Union européenne”.

La Pologne représente une menace, en vendant sur le marché français des pommes à 0,65 €/kg à Rungis, là où les producteurs français doivent vendre le kg à 0,80 ou 0,90 €. La culture céréalière ne s'est pas mieux portée, selon Béranger Carrier. En raison de “moins en moins de visibilité, notamment sur le blé dur”, les céréaliers compensent par la polyculture, la multiplication de semences.

“On espère un maintien a minima de la Pac”.

La DJA revalorisée

Présidente des JA 34, Camille Banton a mis l'accent sur les départs en retraite qui ont du mal à se voir compensés par les installations. Une douzaine de dossiers ont pourtant déjà été déposés via le Point accueil installation, alors qu'on en comptait autant sur l’année 2016 et 33 en 2018. Saluant la revalorisation (+ 50 % entre 2016 et 2017/2018) et la simplification de la DJA, de 12 000 € à 23 000 € maximum en plaine (jusqu'à 43 000 € en montagne), l'avance à la charge du jeune agriculteur en vaut la chandelle, assure Camille Banton. Pour assurer des transmissions sans accrocs, le Point accueil transmission, proposé par la Chambre, permet au cédant de prévoir l'installation d'un futur repreneur. Un système de speed-dating aiderait la mise en relation.

Philippe Douteau

 


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