Anciens exploitants de l'Hérault : Jean-Claude Vidal passe la main à Philippe Vaillé

Publié le 30 avril 2019

Jean-Claude Vidal a passé la main à Philippe Vaillé.

Vendredi 12 avril, s’est tenue la dernière assemblée générale des Anciens exploitants de l’Hérault pour le président Jean-Claude Vidal, qui, en fin de séance, et avec émotion, a passé la main à Philippe Vaillé.

Pour la dernière fois, Jean-Claude Vidal a présidé l’assemblée générale des Anciens exploitants de l’Hérault, le 12 avril, au lycée privé agricole de Bonne Terre, à Pézenas. Cette assemblée a été l’occasion de revenir sur le sujet épineux des retraites agricoles.

Invitée d’honneur, Hélène Blaud, secrétaire générale de la Section nationale des anciens exploitants (SNAE) a abordé le dossier des retraités non salariés agricoles, en rappelant qu’il avait fait l’objet d’une tentative sénatoriale, en mars 2018, qui a échoué, alors qu’elle concernait une volonté de porter le minimum des retraites à 85 % du Smic. “Les pouvoirs publics ont entendu nos revendications”, a-t-elle martelé. “Mais celles-ci n’auront pas d’impact sur les retraites actuelles, mais bien sur celles après 2025.” Par ailleurs, elle a indiqué qu’il était nécessaire de demander la reconnaissance des aidants, estimant qu’il reste beaucoup à faire, notamment financer cette dépendance. “C’est une affaire que nous allons suivre de près en 2019,” a-t-elle poursuivi. Elle a aussi insisté sur son refus de voir apparaître de nouvelles taxes et impôts pour les retraités agricoles.

Se battre pour des retraites décentes

Jérôme Despey, en qualité de secrétaire général de la FNSEA, a indiqué : “Dans tous nos débats liés aux retraites agricoles, nous parlons du revenu des agriculteurs. Le manque de revenus engendre des difficultés de tout ordre. Nous sommes pleinement engagés, via les EGA, dans le but de permettre de dégager du revenu sur l’ensemble des filières, en créant de la valeur. L’agriculture est au cœur des négociations commerciales pour que le coût de production entre dans la composante du prix. Nous avons demandé à l’Etat le code de la route pour moraliser les relations commerciales, afin d’éviter que la grande distribution fasse de la marge sur le dos des viticulteurs, et relever le SRP (seuil de revente à perte) sur les produits standard. Ceux qui ne jouent pas le jeu doivent être sanctionnés. Les choses vont être remises à plat pour les futurs retraités, pour plus d’équité à budget constant. Porter la retraite à 85 % du Smic, c’est le combat que nous menons dans la réforme de 2020, avec Jean-Paul Delevoye. Nous allons défendre cela auprès des pouvoirs publics.”

Hélène Blaud a ajouté que la FNSEA défendait cette réforme, et va rebattre les cartes. “Les retraites sont calculées sur toute la vie active. Normalement, la profession agricole devrait récupérer des choses intéressantes. Le problème, ce sont les revenus.”

Pour un représentant des anciens exploitants agricoles à la MSA

Les anciens ont par ailleurs demandé “d’avoir un représentant des anciens exploitants au conseil d’administration de la MSA. En effet, sur les 1,134 milliard d’euros versés par la MSA, plus de 500 M€ vont aux retraités”, a souligné Jean-Claude Vidal.

Albert Moulet, premier vice-président de la MSA du Languedoc, prenant en compte cette demande, a lancé un défi : “Les élections de la MSA vont avoir lieu dans quelques mois. Si le score est inférieur à celui d’il y a cinq ans, ce sera dur. En revanche, s’il est supérieur à 10 %, nous pourrons négocier des moyens supplémentaires, et avoir, de fait, une plus grande présence sur le territoire.”

Anne-Solveig Aschehoug


Le 12 avril, au lycée privé agricole de Bonne Terre, à Pézenas, Jean-Claude Vidal a présidé, pour la dernière fois, l’assemblée générale des anciens exploitants de l’Hérault.

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