Millésime Bio s’agrandit et s’ouvre aux spiritueux

Publié le 23 janvier 2019

A quelques jours de l’ouverture du plus grand salon des vins biologiques Millésime Bio, Nicolas Richarme, président de Millésime Bio, et Patrick Guiraud, président de SudVinBio ont annoncé plusieurs nouveautés.

Du 28 au 30 janvier, Montpellier deviendra la capitale mondiale du vin bio, à l’occasion de la 26e édition du salon Millésime Bio. L’occasion pour SudVinBio d’annoncer quelques nouveautés.

Porté par SudVinBio et les vignerons de la région Occitanie, le salon Millésime Bio est chaque année l’occasion de présenter la plus grande cave bio du monde à Montpellier. “Nous annonçons une évolution de 13 % du nombre d’exposants pour cette édition, soit 130 de plus qu’en 2018”, note Nicolas Richarme, président de Millésime Bio, lors de la conférence de présentation du salon au Club de la Presse, à Montpellier. “Nous ouvrons cette édition aux spiritueux, tels les pastis, whiskys, bières et cidres, le but étant de donner une offre plus importante aux visiteurs, bien que les producteurs d’armagnac exposaient déjà. Cinq pays seront représentés.” Face au nombre croissant d’exposants, Millésime Bio ouvre un hall supplémentaire, et va s’étendre sur 4 halls et 21 000 m2 contre 17 000 l’année précédente. Par ailleurs, 20 pays seront représentés, soit 5 de plus qu’en 2018. Le salon s’internationalise, même si la France totalise 859 exposants, dont 324 exposants d’Occitanie.

Les organisateurs souhaitent dépasser les 6 000 acheteurs, contre 5 700 en 2018. “Nous accueillons tout type de visiteur de la grande distribution française, en passant par les monopoles des pays du nord de l’Europe, des cavistes ou encore des magasins bio”, précise Nicolas Richarme. Deux conventions d’affaires se tiendront en parallèle du salon : le FIA dédié aux filières agroalimentaires, qui accueillera une quarantaine d’intervenants, et une convention dédiée aux vins bio.

Une conférence sur le cuivre pour parler d’avenir

Plus de 40 % de l’offre française de vins bio sera présente sur le salon. Une œnothèque proposera près de 700 cuvées en libre dégustation, et un riche programme de conférences sur les marchés, les techniques de culture, avec notamment une conférence économique le mardi 29 janvier avec l’Agence Bio, et une table ronde sur l’avenir du cuivre, un débat faisant suite à la nouvelle réglementation sur l’usage du cuivre. “C’est le seul produit que l’on peut utiliser pour pouvoir lutter contre les maladies cryptogamiques, tel le mildiou”, explique Patrick Guiraud, président de SudVinBio. Un salon qui se veut connecté 4.0

Six food trucks, regroupés sous forme de petit village 100 % bio, seront présents. Le salon se veut aussi écoresponsable et connecté 4.0. “Une appli smartphone existe depuis l’an dernier”, lance Nicolas Richarme. Elle a permet de se repérer dans le salon, et de fixer des rendez-vous. Patrick Guiraud renchérit : “C’est l’avenir du bio. Nous devons être dans des modèles connectés. Il faut être conscient que les salons ont tendance à stagner aujourd’hui, alors que Millésime Bio est en croissance. On a donc développé une appli pour un salon unique au monde de par sa taille. L’objectif à l’avenir est de pouvoir positionner et géolocaliser le visiteur dans le salon, en organisant au mieux sa visite. Nous voulons que cette appli soit très évolutive.”

Rendez-vous est donc pris le 28 janvier, au parc des expositions de Montpellier pour trois jours dédiés aux vins bio français et étrangers.

Anne-Solveig Aschehoug

 


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