La vie en rose pour Pink Lady®

Publié le 28 novembre 2018

Charles Goudin, directeur de la station Provence Comtat, Didier Crabos, président de l’association Pink Lady Europe, Thierry Mellenotte, directeur de Pink Lady Europe, Antoine Legrain, responsable développement stratégie de Pink Lady Europe.

Le 9 novembre, à Mondragon (Vaucluse), se concluait la dernière étape de ‘Pink Lady Day’, une grande tournée européenne pour la pomme rose, star internationale, passée la veille par la station Cofruid’Oc, à Saint-Just (Hérault). Comme lors d’une remise de trophée, elle pourrait remercier tous ceux sans qui cette belle réussite n’aurait pas été possible.

“Ce ‘Pink Lady Day’, c’est une grande journée de rencontres et d’échanges, pour permettre à tous nos partenaires de mieux se connaître, autour de Pink Lady®”, explique Julia Savin, responsable de la communication. L’histoire de cette jolie pomme rose prend naissance en 1973, en Australie, avec John Cripps, qui réussit le croisement entre deux variétés pour aboutir à une pomme de couleur singulière, aromatique, croquante et juteuse, à l’équilibre sucre-acidité savoureux. “Il a fallu des hommes engagés et visionnaires, qui ont bousculé les codes établis, pour créer cette filière très structurée”, déclare Didier Crabos, directeur de la coopérative Cofruid’Oc, dans l’Hérault, et président de l’association ‘Pink Lady Europe’.

Aujourd’hui, les professionnels impliqués ont de quoi se féliciter, car la petite pomme voit la vie en rose, portée par un succès croissant. Le nombre de partenaires grossit donc, et l’association a lancé une grande tournée de ‘Pink Lady Day’, pour conserver cet esprit de cohésion qui a fait la force de la marque, à son origine.

Collectif et valeurs sociales

“Le ‘Pink Lady Day’, c’est tous les jours depuis 1994 où j’ai croqué pour la première fois dans cette pomme venue d’Australie !”, reconnaît, amusé, Didier Crabos. “Nous avons commencé avec 30 producteurs pionniers, en 1995. Aujourd’hui, ils sont

2 800 engagés à nos côtés. Au début, on nous trouvait ridicules de vouloir structurer une filière aussi atomisée que la pomme ! Ça a bousculé beaucoup de logiques établies. Alors, imaginez les réactions, quand nous avons voulu nous afficher en rose… Nos distributeurs ont appris à travailler avec un positionnement de variété, notre service marketing nous commande les préventes qu’il a conclues, c’est un esprit de famille. L’équité entre les membres de la filière est notre ADN, notre ciment”, résume Didier Crabos.

“L’association a structuré sa démarche de RSE il y a deux ans, dans laquelle s’ancrent ses valeurs d’équité, de partage, de performance et de responsabilité”, retrace Antoine Legrain, chef de projet RSE et responsable ‘développement stratégie’.

Une récolte record pour Cofruid’Oc !

Le jeudi 8 novembre, à Saint-Just, Cofruid’Oc invitait au Pink Lady Day 2, la récolte de la Pink Lady® étant en cours depuis la fin octobre. Cette demi-journée a permis de partager la passion des producteurs pour cette pomme si particulière, qui se récolte tardivement. Cette année, l’accent a été mis sur la lutte contre le gaspillage et l’optimisation des ressources naturelles, un des engagements clés du programme de responsabilité sociétale de l’Association Pink Lady Europe. Cette rencontre a permis de réunir une quarantaine de personnes en privilégiant l’échange avec le monde enseignant. “Nous nous sommes rapprochés de Montpellier Sup-Agro, d’élèves de l’école Escaia (Ecole supérieure de la coopération agricole et des industries alimentaires) et du CFPPA de Rodilhan, grâce à la présence de plusieurs stagiaires. La Draaf était également de la partie par le biais de Catherine Belouet, en charge du dossier formation. C’était le sens de la journée que l’on a voulu donner”, a déclaré Didier Crabos, le directeur de Cofruid’Oc. “Dans la filière Pink Lady®, nous avons à cœur de ne pas favoriser le gaspillage. Tout est valorisé de la cueillette à l’emballage”, a-t-il encore ajouté.

Des conditions climatiques compliquées

Côté campagne, la récolte de la Pink Lady®s’effectue dans des conditions climatiques très compliquées pour les producteurs, avec de fortes pluies et du froid tardif. Mais commercialement, “nous vivons un très bon démarrage de campagne de la Pink Lady sur le marché”. La coopérative Cofruid’Oc devrait réaliser 11 000 tonnes de récolte, “on devrait battre notre record !”, s’enthousiasme Didier Crabos. “Habituellement, notre récolte avoisine les 9 000 tonnes. Ce bon chiffre est lié à une belle entrée en production de nouveaux vergers avec de nouveaux producteurs.”

Cécile Poulain et Anne-Solveig Aschehoug


En 2018, Pink Lady® est produite par 620 producteurs agréés en France, dont 300 dans le Sud-Est. Rosy GlowCOV est la 3e variété la plus plantée actuellement en France.

Fruits & légumesArboriculture pomme Cofruid'Oc Pink Lady