Disparition brutale de Jérôme Quiot

Publié le 05 décembre 2018

Ancien président du Comité des vins de l'Inao et d'Inter-Rhône, Jérôme Quiot était depuis 2002 président de Université du vin de Suze-la-Rousse.

Jérôme Quiot, président d’honneur du Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône, est décédé le 25 novembre.

 

“Avec la disparition de Jérôme Quiot, la viticulture des Côtes du Rhône se retrouve orpheline d’un de ses pères emblématiques”, a déclaré Philippe Pellaton, actuel président du Syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône. “L’ambition qu’il portait au quotidien pour sa région, ses vignerons et ses vins nous a permis d’accéder à une reconnaissance nationale.” Dès son élection à la présidence du Syndicat général, en 1987, il a su fédérer les énergies et porter haut et fort les Côtes du Rhône, à un moment où l’unité syndicale était encore fragile, après des années de scission. Doté d’une capacité de travail exceptionnelle, il maîtrisait parfaitement ses dossiers, tout en sachant se mettre à la portée des vignerons. “Il avait avec eux un contact extraordinaire”, se rappelle Francis Fabre, qui a été son directeur durant sa mandature. “C’était un syndicaliste dans l’âme, un homme d’action, mais aussi un homme de combat. Il a su faire du syndicat une instance forte et reconnue.”

Un grand vide au sein de la famille des Côtes du Rhône

Des qualités également soulignées par Philippe Pellaton qui rappelle combien il était un “travailleur acharné, précis dans ses dossiers, clairvoyant et un orateur hors pair”.

Son parcours au sein de la filière viticole le traduit bien puisqu’il a été président de la Confédération nationale des AOC (Cnaoc), du Comité vins de l’Inao, d’Inter-Rhône et du Comité national des interprofessions (Cniv). Mais comme le rappelle aussi Philippe Pellaton, il disait souvent que c’était au Syndicat général qu’il avait passé “ses meilleures années professionnelles, entouré d’une équipe remarquable et unie. Clairement, il y aura un avant et un après Jérôme Quiot.” Sa solide culture classique, son amour de la littérature, ainsi que sa très grande gentillesse ont marqué tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin.

Seulement quelques jours auparavant sa disparition, il avait fêté, avec bonheur, les 40 ans de l’Université du vin, qu’il présidait depuis 2002.

A son épouse, Geneviève, ses enfants, Florence et Jean-Baptiste, l’équipe du Paysan du Midi adresse ses plus sincères condoléances.


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